Mardi gras (Louisiane)
- Petra Fele

- 23 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 mai
Aux États-Unis, le Mardi Gras est surtout associé à la Nouvelle-Orléans. La première célébration du Mardi Gras dont on ait trace en Louisiane française remonte au début du mois de mars 1699, lorsque les explorateurs Pierre Le Moyne d’Iberville et Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville célébrèrent leur arrivée près de la ville actuelle et baptisèrent leur lieu de débarquement « Pointe du Mardi Gras ».
Au cours des années qui suivirent, les colonies françaises, dont la Nouvelle-Orléans, célébrèrent cette fête par des festivités publiques, des bals masqués et des dîners officiels. Après la prise de contrôle de la Louisiane par l’Espagne au XVIIIe siècle, les autorités espagnoles restreignirent bon nombre de ces célébrations. Ces restrictions restèrent largement en vigueur jusqu’au début du XIXe siècle, lorsque la Louisiane devint un État américain en 1812, et que les traditions du Mardi Gras furent ravivées et développées.

Pour commencer, le Mardi Gras revêt, d’une manière générale, trois formes assez distinctes. Il y a le grand carnaval de la Nouvelle-Orléans, célèbre dans le monde entier. Il y a ensuite le « courir du Mardi Gras » de la Louisiane rurale française, parfois appelé « Mardi Gras cajun », bien qu’il soit également célébré dans les communautés créoles (des personnes d’origine et d’héritage culturel mixtes, à la fois français et africain).
Ce qu’ils ont en commun, bien sûr, c’est qu’il s’agit de formes de carnaval précédant le Carême, des célébrations qui mettent l’accent sur les festins et les excès juste avant le jeûne de la saison chrétienne solennelle du Carême. Les défilés du Mardi Gras de la Nouvelle-Orléans — il y en a beaucoup le jour du Mardi Gras et les jours qui le précèdent — sont très somptueux, mettant en scène des chars opulents conçus pour s’harmoniser avec les thèmes des défilés. Ils sont construits pour accueillir de nombreux participants masqués, qui sont les membres d’organisations privées généralement appelées « krewes », chacune parrainant un défilé. De plus, des fanfares se mêlent aux chars pour assurer l’accompagnement musical. Certains responsables des krewes peuvent défiler à cheval ou en voiture.

Les défilés nocturnes mettent en scène des chars magnifiquement illuminés et peuvent inclure des porteurs de flambeaux qui défilent à pied. Chaque « krewe » a son roi et sa reine, qui montent à bord de leurs propres chars ou véhicules. Et tandis que le défilé « avance », les participants lancent à la foule ce qu’on appelle des « cadeaux » : des colliers de perles, des gobelets spécialement conçus, des pièces en aluminium spécialement frappées appelées « doublons », et d’autres babioles. Ces cadeaux sont très convoités par la foule et le fait de les lancer confère à ces défilés un caractère interactif particulier, les spectateurs devenant des participants plutôt que de simples spectateurs.
Au fil des siècles, le carnaval n’a jamais cessé d’exister, et sa renommée ainsi que sa splendeur enrichissent le patrimoine français.
Zone géographique
Louisiane (Amériques)
Voir aussi
Sources








