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René Caillié

  • Photo du rédacteur: Florin Șipoș
    Florin Șipoș
  • 24 mai
  • 2 min de lecture

J’ai toujours été fasciné par les explorateurs et, durant mon adolescence et ma jeunesse, j’ai lu tout ce que je pouvais sur les grandes découvertes géographiques et les grands aventuriers : Christophe Colomb, Fernand de Magellan, James Cook, Louis Antoine de Bougainville, Vasco de Gama. Et je ne manquais jamais les documentaires de Jacques‑Yves Cousteau. Je rêvais les yeux ouverts de territoires encore vierges. Malheureusement, je suis né quelques siècles trop tard…


Nous sommes en Afrique, au début du XIXe siècle, dans ses premières décennies. Aucun Européen n’était encore revenu vivant de Tombouctou (Mali), mystérieuse cité aux confins du Sahara, réputée aussi riche qu’inaccessible. La plupart des expéditions britanniques qui avaient tenté d’y parvenir avaient tragiquement échoué. René Caillié comprit dès le départ qu’une expédition classique, visible, n’aurait aucune chance de réussir. Il craignait pour sa sécurité. C’est pourquoi il se prépara pendant huit mois en vivant parmi les Maures Brakna, apprenant l’arabe et les coutumes islamiques. Il était déterminé: il se préparait à entrer seul dans Tombouctou, déguisé en musulman.


Il entra dans la ville le 20 avril 1828, voyageant à bord de l’une des quelque quarante embarcations qui se dirigeaient vers la cité, reliée par des canaux au fleuve Niger. Il ne la trouva ni mystérieuse ni riche. Il la décrivit, au premier regard, comme „une masse de maisons laides, construites en terre”. Après un séjour de deux semaines, il quitta la ville le 4 mai 1828, accompagnant une caravane de 600 chameaux qui se dirigeait vers le nord, traversant le désert du Sahara. La caravane transportait des esclaves, de l’or, de l’ivoire, de la gomme arabique, des plumes d’autruche, des vêtements et des tissus. Il arriva à Fès (Maroc) le 12 août, d’où il embarqua sur une frégate à destination de Toulon (France).


René Caillié est le premier Européen à revenir vivant de Tombouctou. Il reçut 9 000 francs de la Société de Géographie pour les informations précises qu’il rapporta sur la cité saharienne. En 1830, il publia son journal en trois volumes, Journal d’un voyage à Temboctou et à Jenné dans l’Afrique Centrale. René Caillié mourut de tuberculose le 17 mai 1838. À une époque où les expéditions étaient massives, soutenues par des soldats et des porteurs, l’explorateur français voyagea seul, étudiant les coutumes et la religion islamique, vivant et se déplaçant comme les habitants du pays.


Zone géographique

  • France (Europe), Mali (Afrique)


Voir aussi

Sources

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