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  • Tarte au sucre (Québec)

    La tarte au sucre est un dessert traditionnel fait avec du sucre, de la crème et une pâte simple. La tarte au sucre est un dessert très ancien et très populaire au Québec. Elle est souvent préparée dans les familles, surtout pendant l’hiver et les fêtes. Elle est faite avec des ingrédients simples comme le sucre, la crème et parfois le sirop d’érable. Le gout est très sucré et la texture est crémeuse. Ce dessert est lié aux traditions familiales et à la culture québécoise. Il montre l’importance des recettes simples transmises de génération en génération. Cette image montre une tarte au sucre traditionnelle du Québec. Zone géographique Québec (Amérique du Nord) Voir aussi Gastronomie francophone Sirop d’érable Québec Sources Tarte au sucre (Wikipédia)

  • Viande fumée (Montréal)

    La viande fumée est du bœuf salé, épicé et fumé, servi dans un sandwich. Ce plat est arrivé à Montréal avec les immigrants juifs d’Europe de l’Est à la fin du XIXe siècle. C'est un exemple parfait de la diversité culturelle de la ville. La viande est préparée avec des épices spéciales et fumée lentement pour être très tendre. On mange la viande fumée avec du pain de seigle et de la moutarde jaune. Le restaurant le plus célèbre est Schwartz à Montréal. C’est un repas simple mais très savoureux que tout le monde aime. Ce plat montre l'histoire cosmopolite de Montréal. La viande fumée représente la diversité culturelle de la ville et son histoire culinaire. Cette image montre un sandwich traditionnel de viande fumée de Montréal. Zone géographique Québec (Amérique du Nord) Voir aussi Gastronomie francophone Poutine Québec Sources Viande fumée (Wikipédia)

  • Sirop d’érable

    Le sirop d’érable est un produit naturel sucré fait avec la sève de l’arbre d’érable. Le sirop d’érable est très important pour l'économie et la culture du Québec. La récolte se fait au printemps, quand la sève commence à monter dans les arbres. On appelle cette période “le temps des sucres”. Les familles vont dans les cabanes à sucre pour manger et voir la production. Le Québec produit la majorité du sirop mondial. C’est un produit très utilisé dans la cuisine : sur les crêpes, avec du jambon ou dans les desserts. Il est exporté partout dans le monde. Le sirop représente la nature et les traditions anciennes des populations autochtones qui ont montré cette technique aux colons français. C’est une fierté pour tous les Québécois. Cette image montre la production du sirop d’érable à partir des érables au Québec. Zone géographique Québec (Amérique du Nord) Voir aussi Gastronomie francophone Poutine Québec Sources Sirop d’érable (Wikipédia)

  • Poutine

    La poutine est le plat le plus connu du Québec. Elle est faite avec trois ingrédients : des frites, du fromage en grains et une sauce brune chaude. La poutine est née dans les années 1950 dans les régions rurales du Québec. Au début, c'était un plat simple, mais aujourd'hui c'est un symbole national. À Montréal, on trouve la poutine partout : dans les petits “casse-croûte” et aussi dans les grands restaurants. Ce plat est simple mais très aimé. Il est souvent servi dans les restaurants rapides, mais aussi dans les restaurants modernes avec des variations. Il existe beaucoup de variations de la poutine aujourd'hui. On peut ajouter de la viande fumée, des légumes ou du bacon. C'est un plat qui montre le mélange des cultures française et américaine. Pour les Québécois, manger une poutine est un moment de plaisir, surtout pendant l'hiver froid. C'est une nourriture qui réchauffe et qui est très conviviale. À Montréal, il y a même des festivals pour célébrer ce plat. La poutine représente l'identité culinaire moderne du Québec. Cette image montre une poutine traditionnelle avec ses ingrédients principaux. Zone géographique Québec (Amérique du Nord) Voir aussi Gastronomie francophone Québec Sirop d’érable Sources Poutine (Wikipédia)

  • Surréalisme belge

    La valise, est-elle la nouvelle voûte céleste des souvenirs...? Le surréalisme fut un mouvement culturel et artistique, dont le but était d’explorer l’inconscient, en s’affranchissant du contrôle de la raison, de la morale ou des préoccupations esthétiques. Tandis qu’en France, les écrivains s’appuient sur l’écriture automatique pour concevoir des mondes et des dimensions fantastiques, les Belges, eux, suivent une tout autre démarche. Ils se réfugient au cœur même du réel, dans la vie de tous les jours, et détournent la réalité à leur guise. Car quoi de plus troublant que de jouer avec un mot ou une phrase, et d’en détourner le sens originel vers quelque chose de dénaturé, de déplacé, mais qui ouvre également de nouvelles pistes d’interprétation ? Une chose est sûre : en modifiant ce qui existe, on modifie notre perception sur tout ce qui nous entoure. L’émergence du surréalisme en Belgique est marquée par la publication de la revue « Correspondance » en 1924 à Bruxelles. Il ne s’agissait pas d’une revue à proprement parler, mais d’une série de vingt-deux tracts, dont chaque numéro se distinguait par une couleur de papier spécifique. L’initiative de ces tracts a été portée par le groupe de Bruxelles, avec à sa tête Paul Nougé, accompagné de figures telles que Louis Scutenaire ou Marcel Lecomte. Un deuxième noyau surréaliste important, nommé « Rupture », voit le jour en 1934 dans la région du Hainaut. Fondé par Achille Chavée, aux côtés de Fernand Dumont et d'autres artistes, ce groupe était beaucoup plus rebelle et engagé politiquement que ses collègues de la capitale. Ils croyaient fermement que l'art devait être une arme pour transformer radicalement la société. Les membres de Hainaut étaient attirés par le style français de l'écriture automatique, combinant ainsi le désir de liberté artistique avec des idées révolutionnaires pour lutter contre les règles strictes de l'époque. Les œuvres surréalistes se distinguent par un style froid, ironique et détaché. Des écrivains comme Paul Colinet et Paul Nougé privilégient la poésie et les textes courts, prônant l'idée de dire plus avec moins. Cette littérature abonde d'ailleurs en aphorismes détournés : en y introduisant de nouveaux mots, les auteurs bouleversent radicalement le sens original de maximes connues. Louis Scutenaire est d'ailleurs célèbre pour son recueil d’aphorismes, intitulée « Mes Inscriptions ». Il ne s'agit pas tant de créer du neuf ou du poétique, mais plutôt de recycler l'existant. Par cette touche personnelle, à la fois glaciale et surprenante, l'écrivain transmue le banal en une énigme. De plus, ils favorisaient la manipulation consciente du langage plutôt que l'automatisme de l'inconscient. Pour Paul Nougé, le sens d'un mot est arbitraire : en le détournant, on brise les mécanismes linguistiques pour créer un effet insolite ou inquiétant. Cette déstabilisation force le lecteur à questionner la nature du langage et transforme le banal en fantastique, sans jamais solliciter le surnaturel. René Magritte sera profondément marqué par ces idées tant dans sa création picturale que dans ses écrits et esquisses littéraires, comme l’illustre le texte suivant : Une princesse sans doute sortait du mur en souriant dans la maison entourée d’un ciel magnifique. Les fruits choisis se trouvaient sur une table, pour représenter des oiseaux. L’éclairage était compréhensible malgré quelques ombres sans cause et l’absence de profondeur au-delà des portes ouvertes. L’ensemble pouvait se mouvoir grâce à ses proportions. Maintenant la princesse court, amazone sans vertige, sur des champs sans limites à la recherche des preuves mystérieuses. Elle use les pensées et les actes d’une foule infinie de personnages. Elle franchit de poétiques obstacles : la valise, le ciel ; le canif, la feuille ; l’éponge, l’éponge. Le théâtre en plein cœur de la vie, 1928, p. 117 En analysant le texte, on observe des instances qui annulent le sens premier du mot pour le substituer par une image insolite : des fruits se métamorphosant en oiseaux. De même, Magritte propose un exemple subtil de la manière dont les objets acquièrent des significations nouvelles. Les mots, délimités par des points-virgules ( « la valise, le ciel ; le canif, la feuille ; l’éponge, l’éponge »), forment en réalité trois paires. Chaque binôme illustre comment le premier terme insuffle un sens inédit au second. Ainsi, la valise se voit investie de la dimension abstraite et vaste du ciel, tandis que le canif, malgré sa symbolique d'objet tranchant, se métamorphose en une entité délicate et fragile. Quant au mot éponge, il n’acquiert pas de sens nouveau, car on peut considérer que l’éponge absorbe toute signification possible. Dès lors, il demeure inaltérable, c’est comme un obstacle qui défie l’ensemble de ses propres sens. Contrairement à la démarche française tournée vers le fantastique, les surréalistes belges choisissent de détourner le réel de l’intérieur. En somme, leur approche privilégie l'ironie et la précision technique pour modifier notre perception du monde environnant. Zone géographique Belgique (Europe) Voir aussi Achille Chavée Louis Scutenaire Paul Nougé Paul Colinet Sources Le surréalisme belge en littérature (Petruța Spânu) Le surréalisme : comment est né ce mouvement artistique en Belgique ?

  • Paul Nougé

    Savez-vous ce que ma langue est devenue ? C’est la nouvelle arme contre les dragons. L’ironie et le style froid de Paul Nougé Paul Nougé est la figure marquante du groupe surréaliste de Bruxelles. Ses œuvres se caractérisent par un style froid, cérébral et dépouillé, dont le sens devient d’autant plus mystérieux que le texte isole brutalement les objets de leur contexte habituel. Pour lui, l’œuvre littéraire n’est pas un ornement, mais un instrument de choc et d’imprévisibilité. Nougé ne plaide pas pour l’esthétisation de l’art, mais pour sa transformation en une forme de subversion du réel. Il n’est pas fait pour être contemplé, mais pour être déconstruit. L’auteur refuse alors le confort des sentiments préfabriqués au profit d’une liberté absolue de l’esprit, s’élevant au-delà des règles rigides de la société. De même, l’ironie fonctionne comme un piège intellectuel visant à démasquer le caractère arbitraire des mots et à libérer les objets de la tyrannie des clichés sociaux. Le poème suivant est une illustration parfaite de ce style : LA GRANDE ZONE Le poignard dans la bouche et la langue au fourreau au cours de jours sans pain au cours aussi des jours sans peines de travail en plaisir de plaisir en désir tout au long de la semaine de travaux en désirs de plages en lumières en forêts, en nuages d’automne en pluies basses sur la plaine jusque, si l’on veut, la tombe entrouverte Tout d’abord, on distingue clairement l’inversion qui provoque une image saisissante dès les deux premiers vers : « Le poignard dans la bouche / et la langue au fourreau ». Habituellement, la langue est l’ arme de la bouche, tandis que le poignard repose dans son fourreau. En renversant la position de ces termes, l’auteur suggère une langue dissimulée et réduite à silence, alors que le poignard, l’objet de violence pure, usurpe la fonction de la parole. Cette substitution rend toute expression verbale impossible : l’acte de communiquer est ainsi court-circuité. Nougé semble suggérer que la véritable forme de puissance réside dans la tranquillité agressive de l’objet plutôt que dans le discours. C’est une forme d’ironie cinglante qui attaque les conventions poétiques où le mot doit symboliser l’abstrait, le sentimental ou l’artistique. La poésie progresse à travers une liste d’oppositions banales qu’on fait « tout au long de la semaine » : « au cours de jours sans pain / au cours aussi des jours sans peines / de travail en plaisir / de plaisir en désir ». Nougé refuse d’accorder à ces états la moindre charge émotionnelle, d’où ce caractère sobre et froid. Ces étapes ne sont nullement édulcorées : la précarité ne bascule jamais dans le drame, et le plaisir des jours fastes ne se transforme pas en une joie exaltée. Elles sont traitées comme les étapes administratives d’une semaine ordinaire. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, elles sont acceptées telles quelles. La fin du poème atteint le paroxysme de l’ironie : « jusque, si l’on veut, la tombe / entrouverte ». La mort n’est plus un événement tragique, inévitable ou glorieux, mais une simple option dans une suite d’événements banals. L’expression « si l’on veut » transforme la tombe en une simple question de préférence ou de disponibilité. Tout comme l’on choisit le travail, le plaisir ou le désir, la mort semble soumise au même régime de banalité. En somme, la vie n’est qu’une « grande zone » : un espace où l’homme, pris dans l’état d’une routine quotidienne, répond par un stoïcisme tranchant. Il ne lui reste qu’à jeter, de temps à autre, un regard vers cette porte entrouverte qui révèle le grand inconnu. Zone géographique Belgique (Europe) Voir aussi Surréalisme belge Louis Scutenaire Achille Chavée Sources Bussy, Christian, Anthologie du surréalisme en Belgique, Paris, Gallimard, 1972.

  • Le Figaro

    Le Figaro est un journal quotidien de la presse nationale française publié à Paris. Fondé en 1826, et célébrant bientôt ses 200 ans depuis son apparition, il a été considéré comme un journal littéraire et satirique. Même l’origine de son nom a une nuance satirique, car elle fait référence au personnage de Beaumarchais, notamment dans Le Mariage de Figaro, symbole de contestation de l’autorité. De plus, il s’agissait à l'origine d’un hebdomadaire satirique parisien opposé au régime de Charles X. Inscrite sous son titre, la devise du Figaro est : « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d’éloge flatteur. » (Beaumarchais, Le Mariage de Figaro). 1833 - 1854 : Une période de silence et la renaissance Cette période est marquée par une longue interruption. Après 1833, Le Figaro a cessé de paraître et a disparu du paysage médiatique pendant plus de deux décennies, à cause des difficultés financières et d'une répression politique accrue. C’est seulement en 1854 que le journal a connu un nouveau départ grâce à Hippolyte de Villemessant. Il a su redonner vie à l’esprit satirique de ce quotidien, tout en structurant sa rédaction d'une manière plus professionnelle. Aujourd’hui, Le Figaro est perçu comme un journal de centre-droit. Contrairement au Monde, par exemple, Le Figaro est plus conservateur, tout en défendant les valeurs du libéralisme économique et du conservatisme culturel. Bien qu’il soit parisien, Le Figaro possède une forte influence dans l’espace francophone, particulièrement en Afrique du Nord et au Liban. Son succès n’est pas un simple fruit du hasard. Face à la crise de la presse papier, ce quotidien a réussi à créer l'un des sites d’actualité les plus visités en France, malgré le fait qu'il fonctionne avec un système de « Paywall » (articles payants). Cela prouve sa qualité, car les lecteurs sont prêts à payer pour y accéder. L’autre “moitié” du Figaro est le quotidien québécois Le Devoir. D'un côté, tous deux informent le public sur des sujets sérieux et sont lus par les élites. De l'autre côté, leur différence est politique : Le Figaro est au centre-droit français, alors que Le Devoir est plutôt de centre-gauche. Cela montre la diversité des opinions dans la presse de référence francophone. La multitude des logos montre son développement constant, son détachement du passé et une vision centrée sur l’évolution. Zone géographique France (Europe) Voir aussi Médias francophones Le Monde Médiapart Sources Le Figaro Le Figaro (Wikipédia) Le Devoir (Wikipédia)

  • Radio France

    Fondée en 1975, Radio France fait ses débuts le 1er janvier. C’est une entité nationale dédiée à la radiodiffusion, née du démantèlement de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française). Pendant la Seconde Guerre mondiale, la radio a servi d'instrument puissant de propagande. Après la Libération, l’État français a cherché à empêcher le contrôle des fréquences radio par des intérêts privés ou étrangers. C’est la raison pour laquelle le monopole d’État est né : la seule organisation publique avait le droit d’émettre sur le sol français. Le but ? Assurer une information unifiée et régulée par l’État pour reconstruire l’identité nationale. Le temps du monopole (1945 - 1981) Durant plusieurs décennies, la radio en France était contrôlée par l’État à travers l’ORTF. Les chaînes officielles étaient les seules accessibles aux auditeurs. Bien que les "radios périphériques" soient populaires, l’État contrôlait les fréquences nationales, ce qui a limité la variété des points de vue. La fin du monopole et la concurrence sur le FM C’est en 1981 que la libéralisation des ondes a eu lieu, symbolisant un tournant majeur. L’apparition des « radios libres » sur la bande FM marque la fin du monopole d’État. Radio France a dû se moderniser et créer des chaînes thématiques (culture, musique, info) pour demeurer compétitive face à la concurrence. De 2018 à 2025, Radio France a dû faire face à d'importantes coupes budgétaires, provoquant de longues grèves sociales. Malgré ces tensions, le groupe a réussi à se moderniser en investissant massivement dans le numérique et les podcasts. Enfin, Radio France a renforcé son rôle culturel majeur en couvrant des événements mondiaux comme les Jeux Olympiques de Paris 2024. Bien sûr, Radio France n’est pas l’unique média de ce type. On trouve d'autres médias similaires comme la RTS (Suisse) ou la RTBF (Belgique), qui collaborent depuis longtemps sur des projets communs. Ensemble, ils développent de nouvelles idées afin d’offrir le meilleur service possible au public francophone.. Comprendre Le Menteur de Corneille Avec le blocage du détroit d’Ormuz, l’Europe peut-elle se retrouver en “pénurie systémique” de kérosène ? Le gâteau au yaourt revisité avec Mélanie Pumpkin Ces documents mettent en évidence l’utilité d’avoir ce type de média, car il est fiable, facile d'accès et constitue un moyen efficace de s'informer, notamment pour les étudiants ou le grand public. Ils démontrent la diversité de l'offre éditoriale et le désir de proposer au public des contenus d'excellence. Zone géographique France (Europe) Voir aussi Médias francophones Le Monde Le Figaro Sources Radio France Radio France (Wikipédia)

  • Médiapart

    Mediapart est une publication de presse en ligne française créée en 2007 par une équipe de journalistes comprenant Edwy Plenel et dirigée depuis 2024 par Carine Fouteau. Mediapart est fondé le 1er novembre 2007 par François Bonnet, Laurent Mauduit, Edwy Plenel, Marie-Hélène Smiéjan et Gérard Desportes. Plusieurs d'entre eux viennent de la direction du Monde, où ils dénoncent la mise en place depuis 2005 d'un journalisme de validation au détriment d'un journalisme d'investigation. Ce quotidien se divise en deux entrées principales : Le Journal et Le Club. Alors que le premier est dirigé par des journalistes professionnels, le deuxième est géré par les abonnés. La stratégie est de créer un mélange entre le responsabilité individuelle et collective, en réunissant les articles rédigés par la rédaction et les interventions des lecteurs. Au-delà des aspects économiques, la conception même du site est de faire de Mediapart « le journal de ses lecteurs ». Un autre point intéressant qui prouve l’intérêt porté au public est que les contenus sont actualisés trois fois par jour (vers 9h, 13h et 19h). De plus, Mediapart présente ses enquêtes avec une section nommée « Boite noire », qu’on trouve en bas des articles. Elle décrit les méthodes des journalistes, les sources sollicitées (sans révéler leur identité), les contrôles réalises, les mises à jour etc. Dans le même esprit que Mediapart, on trouve son écho en Suisse avec Heidi.news, qui est en quelque sorte son équivalent. Tous deux prennent leur liberté très au sérieux ; c’est pourquoi leurs revenus reposent uniquement sur les abonnements payés par les lecteurs, tout en valorisant l'opinion de ces derniers. De plus, leur priorité accordée aux enquêtes et à l’exploration approfondie constitue un lien fort dans la réalisation d'enquêtes journalistiques transnationales, souvent au sein de réseaux plus larges, notamment le réseau EIC (European Investigative Collaborations). La thématique du jour. Lutter contre l’oubli, ou l’histoire au présent L’intérieur du palais de Golestan, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Téhéran, le 3 mars 2026. Photo Fatemeh Bahrami. Cet article fait partie de la section Le Club et est écrit par les abonnés. On peut remarquer qu’ils abordent des sujets essentiels, dont le rôle est de nous faire grandir et de nous faire évoluer en tant que société. Ils donnent ici la parole aux citoyens, ce qui prouve qu’il n’a pas forcément besoin d’être un spécialiste d’un domaine particulier pour être doué dans ce que l’on fait. Zone géographique France (Europe) Voir aussi Médias francophones Le Monde Le Figaro Sources Médiapart Médiapart (Wikipédia) Heidi.News

  • Le Monde

    Le Monde est un quotidien français fondé en 1944 par Hubert Beuve-Méry. Au fil des années, il a réussi à rassembler plus de 2 millions de lecteurs (selon une étude de 2021) et s'impose comme le titre le plus diffusé avec environ 600 000 abonnés. L’incertitude : Avant la Seconde Guerre mondiale Avant la Seconde Guerre mondiale, le quotidien de référence en France était Le Temps. Même si ce journal était influent grâce à son nombre de lecteurs, on ne peut ignorer qu’il était très conservateur. Vers la fin des années 1930, Le Temps est devenu favorable aux accords de Munich, ce qui a provoqué des démissions importantes, notamment celle d’Hubert Beuve-Méry en 1938. La Libération : L’après-guerre À cause de son attitude sous l’Occupation et à la pression nazie, la revue Le Temps a été décrédibilisée après la guerre. Pour un nouveau départ, le général de Gaulle a souhaité créer un nouveau journal pour le remplacer. Finalement, la première parution du Monde a eu lieu le 19 décembre 1944. Une politique d'indépendance Sous la direction de Beuve-Méry, Le Monde a instauré une politique éditoriale stricte et autonome, en optant pour l'autofinancement afin de préserver sa ligne de centre-gauche. Pendant la Guerre froide, le journal a adopté une position neutre tout en soutenant la démocratie chrétienne et un anticolonialisme modéré. Depuis ce moment, Le Monde s’est imposé comme le journal de référence de la France d’après-guerre, portant des valeurs de centre-gauche. Au contraire, des titres comme Le Figaro ou Le Soir (en Belgique) incarnent davantage le libéralisme et des valeurs de centre-droit. Dans tous les cas, les défis persistent. Connue pour son indépendance, cette publication doit maintenir sa loyauté envers ses lignes éditoriales. Dans le contexte de l'intelligence artificielle, conserver une position dominante représente un défi permanent. C'est d'ailleurs cette motivation qui a conduit Le Monde à conclure, en 2024, un accord de collaboration novateur avec OpenAI. En étant le premier média français à prendre cette initiative, cette décision a généré une véritable discussion dans l'univers des médias francophones. Affectée par la guerre en Iran, la Chine se voit confortée dans ses priorités Un pétrolier décharge du pétrole brut dans le port de Qingdao, dans la province du Shandong, à l’est de la Chine, le 25 mats 2026. Municipales : à Nîmes, le RN dépose un recours en annulation Vincent Bouget, nouveau marie de Nîmes, lors de la première séance du conseil municipal, le 27 mars 2026. Ces deux extraits montrent que l’objectif principal de ce journal est de garder le public informé, que l’information concerne la France ou l'étranger, ce qui témoigne de son évolution. De plus, Le Monde n’impose pas une vision unique ; il ne cherche pas à influencer l’opinion du lecteur, préservant ainsi sa position neutre. Zone géographique France (Europe) Voir aussi Médias francophones Le Figaro Médiapart Sources Le Monde Le Monde (Wikipédia) Le Revue des Médias

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