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  • Yodel

    Le yodel est principalement pratiqué en Suisse, surtout dans les régions alpines comme l’Oberland bernois, et la Suisse centrale, mais on le retrouve aussi en Autriche, et dans le sud de l’Allemagne Le yodel est une technique vocale traditionnelle qui consiste à alterner rapidement entre la voix de poitrine et la voix de tête, produisant des sons aigus et graves distinctifs. Il est souvent pratiqué sans paroles ou avec des syllabes sans signification. À l’origine, le yodel était utilisé par les bergers alpins pour communiquer à distance entre les montagnes. Ce mode de communication s’est progressivement transformé en une pratique musicale identitaire. Aujourd’hui, il fait partie du patrimoine culturel suisse et est souvent associé à des événements folkloriques et à des festivals. Le yodel est généralement interprété en solo ou en chœur, parfois accompagné d’instruments traditionnels comme le cor des Alpes. Il joue un rôle important dans la préservation des traditions rurales et dans la construction de l’identité nationale suisse. Cependant, le yodel fait face à des enjeux contemporains : la modernisation et l’urbanisation ont réduit le nombre de pratiquants traditionnels, même si un regain d’intérêt est observable grâce au tourisme et à la valorisation du patrimoine immatériel. Cette chanson est la représentation parfaite de ce à quoi ressemble le véritable yodel. Zone géographique Suisse (Europe) Voir aussi Patrimoine immatériel Cor des Alpes Fromage (Suisse) Sources Yodel (Wikipédia)

  • Patrimoine immatériel

    Le patrimoine immatériel désigne l’ensemble des pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire que les communautés, les groupes et parfois les individus reconnaissent comme faisant partie de leur héritage culturel. Cette notion, consacrée notamment par l’UNESCO à travers la Convention de 2003, met l’accent sur les dimensions vivantes et dynamiques de la culture, transmises de génération en génération et constamment recréées en fonction de l’environnement, de l’histoire et des interactions sociales. Contrairement au patrimoine matériel (monuments, objets, sites), le patrimoine immatériel est fragile car il repose sur la mémoire collective et la transmission orale ou pratique. Il englobe des domaines variés tels que les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels, les événements festifs, ainsi que les connaissances liées à la nature ou à l’artisanat traditionnel. Cette diversité témoigne de la richesse culturelle des sociétés humaines et de leur capacité d’innovation. Dans l’espace francophone, le patrimoine immatériel se manifeste de manière particulièrement riche et plurielle. Par exemple, le repas gastronomique des Français, inscrit sur la liste représentative de l’UNESCO, ne se limite pas à la consommation d’aliments, mais comprend tout un ensemble de pratiques sociales, de codes et de savoir-faire culinaires. Il valorise le partage, la convivialité et une certaine conception de l’art de vivre. De même, en Haïti, le vaudou constitue un système de croyances et de pratiques rituelles profondément ancré dans l’histoire et l’identité du peuple haïtien. Il illustre la manière dont les traditions peuvent intégrer des influences multiples tout en conservant leur spécificité. Ces exemples permettent d’établir des liens avec des entrées spécifiques du patrimoine immatériel, comme la gastronomie, les rituels religieux ou encore les pratiques festives. Chaque entrée spécifique représente une facette particulière de cette notion globale, mais toutes participent à la construction d’une identité culturelle collective. Ainsi, la gastronomie peut être reliée à des savoir-faire artisanaux, tandis que les rituels religieux s’inscrivent souvent dans des traditions orales et des expressions artistiques. Le patrimoine immatériel joue également un rôle essentiel dans le dialogue interculturel et le développement durable. En valorisant les pratiques locales, il contribue à renforcer le sentiment d’appartenance et à préserver la diversité culturelle face aux processus de mondialisation. Toutefois, sa sauvegarde pose des défis importants : il s’agit non seulement de documenter ces pratiques, mais aussi de garantir leur transmission vivante, sans les figer ni les folkloriser. En conclusion, le patrimoine immatériel constitue une notion de synthèse qui permet de comprendre la culture comme un processus vivant et évolutif. À travers des exemples issus de la francophonie, tels que la gastronomie française ou les pratiques rituelles haïtiennes, on observe comment cette notion se décline en multiples entrées spécifiques, tout en conservant une cohérence d’ensemble. Sa reconnaissance et sa valorisation sont essentielles pour préserver la diversité culturelle et favoriser le dialogue entre les peuples. Zone géographique Espaces francophones (Afrique, Amériques, Asie-Pacifique, Europe) Voir aussi Construction en pierre sèche Party d’cuisine Fêtes et rituels francophones (Amériques) Sources Patrimoine immatériel (Wikipédia)

  • FLE au Canada

    Le Canada est le seul pays d’Amérique du Nord où le français est la langue officielle aux côtés de l’anglais. Les institutions fédérales sont bilingues. Elles fonctionnent et offrent leurs services dans les deux langues officielles. La population ici apprend cette langue non seulement par passion, mais aussi pour l’intégration dans la société, l’accès aux services et au marché du travail. En même temps, dans certaines universités comme McGill ou l’Université de Montréal, le français peut aussi être appris dans des institutions gouvernementales, surtout pour ceux qui viennent de l’extérieur du pays. Le vocabulaire de ceux qui vivent au Canada diffère du français que nous utilisons dans la vie quotidienne. Les élèves apprennent non seulement le français normalisé, celui de la France, mais aussi des termes spécifiques du Canada, par exemple : dépanneur – magasin, mixeur – mixer (venant de l’anglais, mais prononcé mixer). D’autre part, un apprenant en FLE qui est venu au Canada et veut apprendre le français devra s’habituer à l’accent canadien, qui diffère de la prononciation standard du français. On retrouve au pays plus de 3 000 écoles primaires et secondaires, environ 75 collèges et près d'une trentaine d'universités de langue française : une majorité est située au Québec. Le reportage montre l'importance du français pour la vie sociale et économique des nouveaux arrivants. Zone géographique Québec (Amériques) Voir aussi Enseignement du FLE Alliance française Contact culturel Sources Site de l’Institut français au Canada Site de l’enseignement en langue française au Canada La francophonie canadienne

  • FLE en Algérie

    AllL’Algérie, située en Afrique du Nord, est un pays francophone, bien que la langue française ne soit pas encore considérée comme une langue officielle en Algérie. Elle représente en fait un héritage de la période coloniale française commencée en 1830. La langue officielle de l’Algérie est l’arabe, et la deuxième langue officielle est le berbère. Le français est très souvent utilisé dans l’administration, l’éducation, les affaires, etc. En Algérie, par rapport à d’autres pays, on trouve l’un des plus grands nombres de locuteurs de français Le français est un passage obligé pour eux, à la fois dans leur formation pour une future carrière, et pour entrer dans une université prestigieuse en Algérie. Le français n’est introduit comme langue étrangère qu’en 3e année, et le reste des heures se déroule en arabe. À l’entrée de l’université, les professeurs donnent les cours, la plupart du temps en français. Dans des facultés telles que l’ingénierie, la médecine et les sciences économiques, les enseignants enseignent en français, donc cette langue devient déjà une langue obligatoire pour ces étudiants mais aussi pour le reste de la population, donc le français n’est plus une option pour eux, en faire un facteur essentiel dans leur vie quotidienne. La France abrite également la plus grande communauté algérienne qui part soit pour étudier, soit pour travailler. Ce reportage illustre la vitalité du français en Algérie et montre comment les étudiants l'utilisent comme un outil indispensable pour leurs études supérieures et leur avenir professionnel. Zone géographique Algérie (Afrique) Voir aussi Enseignement du FLE Alliance française Colonisation et décolonisation Sources Site de l’Institut français en Algérie Site Algérie — Campus-France Langue officielle en Algérie

  • FLE au Japon

    AlliLes enfants japonais, les étudiants et d’autres personnes choisissent d’apprendre le français pour plusieurs raisons. Parmi les motivations principales se trouvent la gastronomie, la mode, la littérature et l’art, des domaines très appréciés au Japon. Bien que le français soit considéré comme une langue plus difficile, il attire grâce à son prestige culturel. Les étudiants et d’autres personnes ont réussi à apprendre le français également grâce à la littérature et aux films traduits. Ces ressources culturelles les aident à se familiariser avec le vocabulaire, la prononciation et le rythme de la langue française d’une manière naturelle et agréable. Cependant, l’apprentissage du français peut être complexe pour les locuteurs japonais, car leur langue utilise trois systèmes d’écriture différents : les kanji, les hiragana et les katakana. De plus, certains sons, comme la lettre L, n’existent pas en japonais. Par exemple, alors qu’un francophone écrit le mot “Paris”, un Japonais le transcrit à l’aide de deux signes syllabiques : パ (pa) + リ(ri). Ces différences phonétiques et graphiques rendent le processus d’apprentissage plus complexe, mais pas impossible. Il existe de nombreux programmes qui aident les étudiants à apprendre la langue française, comme l’Alliance Française et l’Institut français du Japon, que l’on peut trouver dans les grandes villes du pays, notamment à Tokyo et à Kyoto. Grâce aux activités proposées par ces institutions, la langue française devient de plus en plus accessible, et pour les étudiants japonais, le français se transforme en une véritable ligne mélodique. En apprenant la langue française, les élèves japonais parviennent peu à peu à en maîtriser la prononciation et le rythme. Lorsqu’ils récitent certains passages d’un livre, leur manière de prononcer les mots ressemble presque à une mélodie, grâce à la musicalité naturelle du français Zone géographique Japon (Asie) Voir aussi Enseignement du FLE Alliance française Contact culturel Sources Site de l’Institut français du Japon

  • FLE en Chine

    Enseigner le français en Chine peut être surprenant pour les étudiants chinois et les étudiants. L’apprentissage du français se fait dans les institutions publiques, les universités et les centre. Bien qu’il puisse sembler inhabituel de voir des Chinois communiquer et apprendre le français, l’intérêt pour cette langue est en constante progression. La majorité des apprenants chinois choisissent d’étudier le français afin de poursuivre des études universitaires en France ou de visiter des villes francophones. Pour beaucoup d’entre eux, l’apprentissage du français représente un véritable défini : bien qu’ils maîtrisent le mandarin et souvent l’anglais, le français reste une langue optionnelle, très différente sur le plan phonétique et grammatical. En Chine, on trouve de nombreuses universités et institutions publiques qui proposent des cours de français, telles que Beijing Foreign Studies University (BFSU), l’Université Fudan de Shanghai ou encore l’Université des Études Internationales du Sichuan (SISU). Il existe également des institutions mixtes, comme le Centre for French Studies on Contemporary China (CEFC), et le réseau de l’Alliance Française est présent dans 15 grandes villes chinoises, dont Pékin et Shanghai. De plus, le Lycée Français de Shanghai contribue lui aussi à la promotion de la langue et de la culture francophones auprès des jeunes. est de langues. On voit souvent sur les réseaux sociaux de jeunes Chinois qui viennent en France pour créer de nouveaux liens ou pour étudier. De nombreux lecteurs et enseignants sont formés pour enseigner le français, en s’adaptant aux besoins spécifiques de chaque pays. Étant donné que le chinois et le français sont des langues totalement différentes, tant au niveau de la prononciation que de la grammaire, il est surprenant de constater à quel point de nombreux apprenants chinois parviennent à bien parler le français. Pour obtenir un visa d’études dans les pays francophones, ils passent des examens tels que le DELF ou le TCF, qui évaluent leur niveau de compétence linguistique. Ce document présente un court reportage sur des élèves chinois qui apprennent le français. La vidéo montre l’intérêt croissant des jeunes en Chine pour la langue française ainsi que les méthodes d’enseignement utilisées dans les écoles chinoises. Ce matériel illustre de manière authentique le contact direct entre la culture chinoise et la francophonie. Dans la deuxième vidéo, on voit un étudiant chinois qui est venu dans un pays francophone pour apprendre le français. C’est la culture, la langue et la littérature, le Document démontre que partager son expérience peut vous aider à apprendre une langue étrangère plus facilement. Zone géographique Chine (Asie) Voir aussi Enseignement du FLE Alliance française Contact culturel Diplomatie francophone Sources Site de l’Institut français de Chine

  • Enseignement du FLE

    FLE - Le FLE (Français Langue Étrangère), il vise à enseigner le français à toutes les personnes intéressées par l’apprentissage de cette langue. Ceux-ci comprennent à la fois les étudiants et les étudiants, ceux qui veulent travailler dans la gastronomie, le tourisme et comme enseignants de langues étrangères. FLE est présent à la fois en Europe et en Asie ainsi que sur les autres continents. La plupart des étudiants apprennent le français pour participer à la mobilité Erasmus afin d’échanger leurs expériences. D’un point de vue académique, le FLE représente le cadre pédagogique et méthodologique qui implique les enseignants pour enseigner le français dans des régions où le français n’est pas une langue maternelle FLE - l’enseignement du français comme langue étrangère s’est développé, traité, au fur et à mesure qu’il se développait, les gens devenaient de plus en plus intéressés par sa langue et sa culture. Les premières fois, le français était utilisé uniquement dans des contextes diplomatiques et culturels, mais aujourd’hui il est de plus en plus répandu que nous entendons partout des gens parler couramment le français. Peu de temps après, l’institution FLE a été introduite, qui est devenue un domaine d’étude bien organisé avec des supports pédagogiques : manuels, livres et jeux interactifs, ainsi qu’avec des méthodes assez modernes pour capter l’attention de tous, mais aussi des enseignants spécialisés dans ce domaine. Aujourd’hui, le FLE est présent sur tous les continents pour diverses raisons : emploi, mobilité intestinale ou cultures francophones. L’enseignement du français comme langue étrangère est soutenu par plusieurs institutions internationales, à savoir : Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), elle rassemble plusieurs pays francophones et soutient des projets éducatifs, Institut français et Alliances françaises organisent des examens de français et des activités culturelles. En même temps, les examens du DELF et du DALF offrent des certificats officiels. Ces institutions contribuent à la formation des enseignants et au développement des programmes de FLE L’enseignement de la FLE utilise des méthodes simples et modernes qui mettent l’accent sur la communication. Les élèves sont encouragés à parler et à travailler en groupe et à utiliser le français. Les enseignants utilisent des supports numériques, des jeux interactifs qui peuvent aider les apprenants à comprendre la langue plus facilement et de manière ludique. Les principales méthodes utilisées aujourd’hui pour apprendre le FLE sont : la méthode communicative: dialogues entre étudiants, lecture de textes, jeux de rôle, communication orale les pratiques numériques : vidéos, jeux interactifs et éducatifs, présentation de cours à l’aide du vidéoprojecteur ou de l’ordinateur portable Beaucoup choisissent également le français pour la mobilité internationale, et d’autres l’étudient pour des opportunités culturelles, car le français est présent et parlé dans de nombreux pays. Selon l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), environ 23 % de la population mondiale a des contacts avec le français. Apprendre le français peut être assez difficile, surtout dans les pays asiatiques, où les caractères sont utilisés à la place des lettres et où la prononciation et la grammaire sont très différentes. Cependant, la prestation du FLE est adaptée aux besoins de chaque pays, y compris la formation des enseignants et les méthodes adaptées au contexte local. La carte représente les pays où le français est présent comme langue officielle, langue maternelle ou langue étrangère enseignée de manière significative, selon l’OIF. Le graphique représente les principaux indicateurs démographiques de la francophonie, selon les données de l’OIF. Zone géographique Espaces francophones (Afrique, Amériques, Asie-Pacifique, Europe) Voir aussi Alliance française FLE au Japon FLE en Chine FLE au Canada FLE en Algérie Sources Site de l’Organisation internationale de la Francophonie Site Francisation-FLE Site de l’Alliance française

  • Quimbois

    Le mot « quimbois », ou « kenbwa », « tchimboi » ou « tjenbwa » en créole, serait d'origine kikongo et signifierait « savoir ». Une autre origine possible serait l'expression « tiens bois », l'une des pratiques des quimbois consistant à administrer des décoctions à base de plantes et de racines. Pour les Martiniquais, « quimbois» est synonyme de sorcellerie ! Le quimbois, comme en témoigne l'une de ses origines étymologiques possibles, tire son existence de l'Afrique et de ses rites animistes. Apportés par l'esclavage, ces rites se sont développés, créolisés et répandus aux Antilles. Il semblerait, selon certains, que la magie quimbois se soit développée comme une forme de résistance à l'esclavage. Grâce à leur connaissance des plantes vénéneuses (mancénillier, canne marron, racines...), les praticiens du quimbois les utilisaient pour empoisonner leurs maîtres, d'autres esclaves ou même des animaux de trait. Le quimbois, sans vouloir simplifier à l'extrême, est une forme de magie noire, de sorcellerie, mais aussi de spiritualité et de mysticisme, au cœur de laquelle se trouve un personnage indissociable de cette pratique, le quimboiseur, qui, afin de répondre aux besoins de ceux qui le consultent, dispense des rites et des pratiques propres au quimbois. Tout le monde ne peut pas pratiquer le quimbois. On devient quimboiseur après une initiation et la transmission du savoir de génération en génération. Cet héritage de connaissances lui confère un statut particulier. Le gadezafé, autre nom donné au quimboiseur, est un interprète du monde visible et invisible. Il est consulté par les habitants de toutes les classes sociales pour trouver un sens à la vie, choisir une orientation spirituelle, ou simplement obtenir des réponses à des questions liées à l’avenir, qu’il soit privé ou professionnel. En raison de cette position, il est autant respecté que redouté. Solitaire, isolé de la population, c’est un personnage mystique, garant de la tradition, un peu chaman, un peu devin, un peu médium, un peu guérisseur. Un authentique symbole créole, héritier de l’animisme africain, qui reste discrètement mais profondément vivant sur l’île. Le quimbois se compose de divers rites et pratiques. On consulte le quimboiseur pour : se protéger des mauvais sorts et des forces maléfiques concocter des aphrodisiaques ou des charmes d’amour entrer en relation avec les esprits se soigner à l’aide de plantes Dans les rituels quimbois, on trouve généralement des sacrifices d’animaux (comme le poulet) ou des potions composées de venin de serpent, de plantes, de racines et d’alcool. Si vous prenez la route lors de votre location de voiture en Martinique, sur les ronds-points ou les routes, vous verrez des scènes typiques du quimbois, comme un poulet mort attaché à une chaise neuve ! Vous pourriez même croiser un quimboiseur en plein travail... Zone géographique Afrique, Martinique (Amériques) Voir aussi Fêtes et rituels francophones (Amériques) Vaudou Vaudou et christianisme Langue créole (Martinique) Sources Quimbois (Wikipédia)

  • Poisson d’avril

    Les origines du poisson d'avril sont assez floues, mais la coutume des farces du 1er avril pourrait remonter à l'Antiquité, lorsque les Romains célébraient la déesse Vénus, née, selon la mythologie, de l'écume de la mer au mois d'avril, note le Réseau de diffusion des archives du Québec (RDAQ). Au cours de ces célébrations, associées au symbole du poisson, les jeunes courtisanes qui se rendaient au temple de Vénus Aphrodite subissaient « toutes sortes d'humiliations », selon le RDAQ. Les jeunes femmes pouvaient être enduites de suie, ou des morceaux de tissu ou de cuir en forme de poisson pouvaient être épinglés à leurs robes – d'où la tradition de coller un poisson dans le dos. Selon d’autres historiens, le nom de cette fête telle que nous la connaissons aujourd’hui pourrait provenir d’une décision du roi Charles IX de France en 1564, qui souhaitait faire débuter la nouvelle année le 1er janvier plutôt que le jour de Pâques, comme c’était le cas auparavant, afin d’éviter que la date ne change d’une année à l’autre, selon l’Encyclopedia Britannica. Ceux qui s'accrochaient aux anciennes traditions étaient alors appelés « April Fools » (poissons d'avril). Pour se moquer d'eux, certaines personnes auraient commencé à leur envoyer des cadeaux farfelus et à les inviter à des fêtes inexistantes vers le 1er avril. Au Québec, au XIXe siècle, de nombreuses familles avaient pour coutume d’offrir à leurs amis des petits poissons en bonbons ou en chocolat. D’autres, plus espiègles, se contentaient d’envoyer un vrai poisson, dont l’odeur suffisait à trahir son origine antique. Quand un naïf se laissait piéger, les spectateurs et, surtout, les auteurs des farces, éclataient de rire, même si cela signifiait qu'ils devenaient eux-mêmes victimes d'une autre blague mieux ficelée que la leur. Les chiromanciens disent que les femmes nées le 1er avril ont le silence des poissons lorsqu’il s’agit de garder un secret et que leur esprit possède toute la grâce et la vivacité de ces petits poissons rouges ou dorés que nous gardons chez nous dans des aquariums. Même si cela n'est pas toujours d'une exactitude rigoureuse, il faut reconnaître que, comme compliment, ce n'est pas mal du tout. En attendant, faites attention le 1er avril. Zone géographique Europe, Québec (Amériques) Voir aussi Patrimoine immatériel Médias francophones Fêtes et rituels francophones (Amériques) Sources Poisson d’avril (Wikipédia)

  • Fêtes et rituels francophones (Amériques)

    Les fêtes et les rituels français aux États-Unis illustrent la remarquable capacité d’une culture à traverser les frontières, à se transformer et à s’enrichir au contact d’autres traditions. Héritées de la colonisation française, des migrations successives et des échanges culturels constants, ces célébrations constituent aujourd’hui des marqueurs essentiels de l’identité francophone américaine. Elles témoignent à la fois de la permanence d’un héritage et de son adaptation à un environnement multiculturel. Entre tradition, métissage et réinvention, elles révèlent la vitalité de la francophonie sur le sol américain. L’exemple le plus emblématique est sans doute le Mardi Gras de la Nouvelle-Orléans. Introduite en Louisiane à la fin du XVIIe siècle par les explorateurs français, cette fête est devenue l’un des carnavals les plus célèbres au monde. Défilés grandioses, chars somptueux, bals masqués et lancers de colliers témoignent d’une tradition française profondément enracinée, tout en intégrant des influences espagnoles, américaines, africaines et créoles. Dans les campagnes louisianaises, le « courir du Mardi Gras » perpétue quant à lui une version plus rurale et communautaire de cette célébration, rappelant les carnavals médiévaux européens. Cette double expression illustre parfaitement la diversité des héritages français aux États-Unis. Au-delà de la Louisiane, d’autres traditions françaises ont trouvé un écho particulier dans l’espace nord-américain. Le Poisson d’avril, par exemple, conserve toute sa popularité, tant en France qu’au Québec et dans certaines communautés francophones américaines. Cette coutume ludique, fondée sur la plaisanterie et la dérision, rappelle l’importance de la convivialité dans la culture française. Son maintien outre-Atlantique montre comment les pratiques festives participent à la transmission d’une mémoire collective et d’un sentiment d’appartenance. La francophonie américaine ne se limite cependant pas à l’héritage hexagonal. Elle s’enrichit aussi des traditions venues d’autres espaces francophones. Le vaudou haïtien, notamment présent à La Nouvelle-Orléans et dans plusieurs villes américaines, illustre la manière dont les migrations ont façonné de nouvelles expressions culturelles. Héritier des croyances d’Afrique de l’Ouest et profondément marqué par le catholicisme, ce système rituel occupe une place importante dans la vie spirituelle et culturelle des communautés haïtiennes. Souvent caricaturé, il constitue pourtant une tradition complexe, fondée sur le respect des ancêtres, de la nature et des forces spirituelles. Son implantation aux États-Unis rappelle que la francophonie est plurielle, métissée et ouverte sur le monde. Le quimbois en Martinique illustre surtout le métissage culturel entre héritages africains et influences françaises dans une société façonnée par la colonisation. Bien que ses racines soient africaines, cette pratique s’est transformée dans un cadre martiniquais marqué par la langue française, les structures sociales coloniales et le contact entre traditions populaires européennes et créoles. Il témoigne ainsi d’un patrimoine martiniquais unique, où l’histoire française a contribué à façonner une identité spirituelle et culturelle singulière. Ces célébrations révèlent ainsi plusieurs enjeux fondamentaux : la préservation des identités culturelles, la transmission intergénérationnelle et la construction d’un patrimoine commun. Elles permettent aux communautés francophones de maintenir un lien vivant avec leurs origines, tout en participant pleinement à la société américaine. Elles constituent également des espaces d’échanges où se rencontrent traditions européennes, africaines, caribéennes et nord-américaines. Ainsi, l’étude des fêtes et rituels français aux États-Unis met en lumière une francophonie dynamique, capable de conjuguer fidélité au passé et créativité contemporaine. Qu’il s’agisse du faste du Mardi Gras, de l’humour du Poisson d’avril ou de la spiritualité du vaudou haïtien, ces pratiques témoignent de la richesse des circulations culturelles dans le monde francophone et de leur rôle dans la construction d’identités multiples. Zone géographique Amériques Voir aussi Créolisation Mardi gras (Louisiane) Poisson d’avril Vaudou Sources

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